Le masseur-kinésithérapeute réalise,
de façon manuelle ou instrumentale, des actes fixés par décret,
notamment à des fins de rééducation sur prescription
médicale, dans le but de prévenir l’altération des capacités
fonctionnelles, de concourir à leur maintien et, lorsqu’elles sont
altérées, de les rétablir ou d’y suppléer. Il
intervient également dans le domaine sportif (remise en forme, relaxation,
massages) et en thalassothérapie (balnéothérapie, hydrothérapie,
etc.).
A l’heure actuelle, 60 354 masseurs–kinésithérapeutes exercent
en France, dont 44% de femmes.
ETUDES PREPARANT AU
DIPLOME
Les masseurs–kinésithérapeutes
sont titulaires d’un Diplôme d’Etat qui se prépare en trois ans
dans des instituts agréés par le Préfet de région.
ACCES : la formation est ouverte
aux personnes :
Agées d’au moins 17 ans au 31 décembre
de l’année des épreuves d’admission ;
Justifiant :
- De l’obtention du baccalauréat français ou d’un titre admis
en dispense, ou de la réussite à un examen spécial
d’entrée à l’université, ou d’un diplôme d’accès
aux études universitaires ;
- ou d’une expérience professionnelle de cinq ans ayant donné
lieu à cotisation à la sécurité sociale
Ayant satisfait aux épreuves d’admission
qui comprennent :
- Une épreuve de biologie, d’une durée d’une heure et trente
minutes, notée sur 20 ;
- Une épreuve de physique d’une durée d’une heure, notée
sur 20 ;
- Une épreuve de chimie, d’une durée de trente minutes, notée
sur 10.
Les candidats sont admis en fonction de leur rang de classement, mais la
sélection est sévère (5% d’admis).
Attention : sont dispensés du
concours d’entrée dans la limite d’un nombre de places fixé
par arrêté :
- Les sportifs de haut niveau qui en font la demande auprès de leur
fédération sportive et après décision d’une
Commission nationale, dans la limite de 20 par an ;
- Les ressortissants de pays non membres de l’Union européenne, titulaires
d’un diplôme de niveau équivalent au baccalauréat français,
dans la limite de 5% de l’effectif de l’institut. En cas de réussite
aux épreuves de fin d’études, ils recevront du Préfet
de région une attestation, mais qui ne permet pas l’exercice de la
profession en France. S’ils veulent obtenir le Diplôme d’Etat, ils
devront obligatoirement passer le concours d’admission.
Des conditions particulières d’admission
sont prévues à Vichy, Dijon, Nice, Bordeaux, Besançon,
Poitiers, Marseille, Grenoble, Nancy, Paris (ADERF), Toulouse, Lyon et Orléans :
l’admission est déterminée, fonction du rang de classement
du candidat à l’issue d’une année préalable en première
année du premier cycle des études de médecine (PCEM1).
L’admission définitive est subordonnée
à la production d’un certificat médical émanant d’un
médecin agréé attestant :
- que le candidat n’est atteint d’aucune affection physique ou psychologique
incompatibles avec l’exercice de la profession ;
- des vaccinations antidiphtérique, antipoliomyélitique, antitétanique
et antityphoïdique. Il doit également préciser que le
candidat a subi un test tuberculinique et que celui-ci est positif ou que
deux tentatives infructueuses de vaccination par le BCG ont été
effectuées.
FORMATION
Les études durent trois ans, comprenant
16 modules d’enseignement théorique (1012 heures), des travaux dirigés
et pratiques (848 heures) et des stages (1205 heures). Elles ont notamment
pour objectif de rendre l’étudiant apte à effectuer les bilans
et évaluations nécessaires au traitement, à choisir
les techniques appropriées, à identifier les situations d’urgence
et à donner les premiers soins jusqu’à l’arrivée du
médecin.
Chaque module fait l’objet d’une évaluation
sous forme d’un ou plusieurs contrôles obligatoires, écrits
et anonymes. Le module est validé lorsque l’étudiant a obtenu
une moyenne de 10 sur 20 à l’ensemble des contrôles écrits
du module. Pour passer dans l’année supérieure, les étudiants
doivent valider tous les modules de l’année et, pour le passage en
troisième année, ils doivent aussi valider les stages hospitaliers
accomplis. L’évaluation du stage est fonction de l’assiduité,
de la participation du stagiaire à l’activité du service,
et d’une prestation orale devant le chef du service dans lequel le stage
est effectué.
Remarque : il existe à Grenoble,
un IUP ingénierie de la santé, mention : santé,
kinésithérapie, issu du regroupement entre l’école
de kinésithérapie du CHU de Grenoble, la faculté de
médecine de l’université Joseph Fournier de Grenoble I et
l’UFR en activité physique et sportive (UFRAPS) de l’université
Joseph Fournier de Grenoble I.
Attention : sont dispensés de
la première année, les titulaires du Diplôme d’Etat
de sage-femme, d’infirmier, de manipulateur d’électroradiologie médicale,
de pédicure – podologue, d’ergothérapeute et de psychomotricien
ainsi que les étudiants ayant validé le premier cycle des
études médicales, sous réserve d’avoir satisfait à
un examen de passage en deuxième année.
DELIVRANCE DU DIPLOME D’ETAT
Pour se présenter aux épreuves,
les étudiants doivent :
- Avoir validé chacun des modules figurant au programme ;
- Avoir validé les stages hospitaliers ;
- Avoir réalisé au cours d’un de ces stages un travail d’intérêt
professionnel, d’une quinzaine de pages, permettant à l’étudiant
de synthétiser l’ensemble de la démarche de prise en charge
masso–kinésithérapique.
L’examen consiste en :
- Deux épreuves de mise en situation professionnelle, d’une durée
d’une heure chacune, notées chacune sur 40 ;
- La soutenance du travail d’intérêt professionnel, d’une durée
de quinze minutes, notée sur 20.
Sont déclarés reçus, les candidats ayant obtenu au
moins 60 points sur 120 aux trois épreuves de l’examen et aux modules
de deuxième et troisième année (qui entrent à
hauteur de 20 points dans le total).
POURSUIVRE UNE FORMATION APRES LE DIPLOME
Accès de plein droit en licence de sciences
sanitaires et sociales et en licence de sciences de l’éducation.
De nombreuses spécialisations sont proposées :
- En kiné du sport : Certificat d’études complémentaires
en kinésithérapie du sport à l’institut universitaire
sport et santé de Bobigny, DU sport et santé à Paris
XII et à l’université d’Angers, DU formation européenne
en kinésithérapie du sport à l’institut national du
sport et de l’éducation physique à Paris ;
- En ergonomie : Diplôme d’enseignement complémentaire
à l’IFMK de Lille, DU de reconstruction posturale de Strasbourg I,
DU de kinésithérapie pédiatrique, DU de rééducation
et neurologie et DU de kinésithérapie respiratoire et cardio-vasculaire
à Paris V ;
- En matière de prise en charge des personnes âgées :
DU kinésithérapie et réhabilitation gériatrique
à Saint Etienne, DU soins palliatifs et accompagnement à Bordeaux
II ;
- Maîtrise de sciences et techniques (MST) santé mentale et
DU psychologie médicale à Saint Etienne et Paris XII
INSTITUTS DE FORMATION
ALSACE
CHU Strasbourg – I.F.M.K.
6, rue Saint Marc – 67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 11 60 14
LORRAINE
Ecole de kinésithérapie
57 bis, rue de Nabecor – 54000 NANCY
Tél : 03 83 51 83 32
AQUITAINE
CHU de Bordeaux – I.F.M.K.
Rue Fransisco Ferrer – 33076 BORDEAUX
Tél : 05 56 79 56 79
MIDI PYRENNEES
Hôpital de Purpan
Avenue de Grande-Bretagne – 31059 TOULOUSE
Tél : 05 61 77 24 7
Centre Paul et Liliane Guinot, centre général
d’orientation et de rééducation des aveugles
24 26, boulevard Chastenet de Géry – 98814 VILLEJUIF CEDEX
Tél : 01 46 78 01 00
LIMOUSIN
Institut paramédical - IFMK
8, rue du Emile Zola – 87100 LIMOGES
Tél : 05 55 037 99 99
CARRIERE
Les masseurs-kinésithérapeutes
exercent essentiellement à titre libéral (74%), soit individuellement,
soit au sein d’une société (société civile professionnelle,
société d’exercice libérale, etc.). Souvent, les nouveaux
diplômés commencent par un poste de remplaçant dans un
cabinet ou dans un établissement de santé, ou bien par un poste
d’assistant dans un cabinet. Une grande majorité des salariés
travaillent dans la fonction publique hospitalière (17 % contre 4%
dans le secteur privé).
Carrière dans la fonction
publique hospitalière
Elle se déroule sur trois corps. Depuis
le 1er janvier 2002, les masseurs-kinésithérapeutes
hospitaliers bénéficient de perspectives de carrières
élargies, à la suite de la création des corps de cadre
de santé et de directeur des soins.
Le corps des masseurs-kinésithérapeutes
comprend deux grades (catégorie B) :
- masseurs-kinésithérapeutes de classe normale
- masseurs-kinésithérapeutes de classe supérieure
et un corps d’encadrement qui comprend
deux grades (catégorie A) :
- masseurs-kinésithérapeutes cadres de santé
- masseurs-kinésithérapeutes cadres supérieurs de santé
le corps de directeur des soins de la
filière rééducation comprend deux grades (catégorie
A) :
- directeur des soins de 2e classe
- directeur des soins de 1e classe
Le deuxième grade du corps des masseurs-kinésithérapeutes
(classe supérieure) est accessible au fonctionnaire de classe normale
parvenu au 5e échelon de son grade et comptant au moins
10 ans de services effectifs dans le corps. La promotion s’effectue dans la
limite de 20 % de l’effectif total du corps, depuis le 1er janvier
2002, 25% à compter du 1er janvier 2003 et 30 % à
compter du 1er janvier 2004. Toutefois, lorsque ce dernier pourcentage
n’est pas applicable, une nomination au moins peut être prononcée.
Après une expérience
professionnelle de 4 ans, le masseur-kinésithérapeute hospitalier
peut préparer en 1 an, le diplôme de cadre de santé. Cette
formation permet d’occuper un poste d’encadrement dans un service ou de formateur
auprès d’étudiants masseurs-kinésithérapeutes.
Le grade de masseur-kinésithérapeute
cadre de santé est accessible par concours sur titres interne
ouvert aux masseurs-kinésithérapeutes titulaires du diplôme
de cadre de santé comptant, au 1er janvier de l’année
du concours, au moins cinq ans de services effectifs dans le corps.
Le grade de masseur-kinésithérapeute
cadre supérieur de santé est accessible par concours organisé
dans chaque établissement aux masseurs-kinésithérapeutes
cadres de santé comptant au moins 3 ans de service effectif dans le
grade de cadre de santé.
Le corps de directeur des soins est accessible par
concours interne sur épreuves aux psychomotriciens cadres et cadres
supérieurs de santé remplissant certaines conditions (cf fiche
" directeur des soins ").
Rémunération
Echelon
Indice brut de référence
Ancienneté moyenne
Rémunération nette au 1/11/05
(primes et indemnités permanentes comprises) (1)
Masseur-kinésithérapeute
de classe normale
8ème
1er
568
322
Total
21 ans
Fin de carrière : 2178 €
Début de carrière :
1411 € (2)
Masseur-kinésithérapeute
de classe supérieure
6ème
1er
638
471
Total
14 ans
Fin de carrière : 2414 €
Début de carrière :
1868 €
Masseur-kinésithérapeute
cadre de santé
8ème
1er
740
430
Total
19 ans
Fin de carrière : 2824 €
Début de carrière :
1799 €
Masseur-kinésithérapeute
cadre supérieur de santé
6ème
1er
780
625
Total
14 ans
Fin de carrière : 3031 €
Début de carrière :
2507 €
(1)
Nouvelle bonification indiciaire (13 points majorés), prime spécifique,
indemnité de sujétion spéciale (13 heures), prime
de service " mensualisée " au taux moyen de 7,5 %,
prime d’encadrement et de début de carrière comprises,
le cas échéant.
(2) Bénéfice d’une bonification d’ancienneté d’un
an qui permet d’accéder directement au deuxième échelon
IB 346 soit 1482€ (rémunération nette).
Les ressortissants d’un Etat membre de la Communauté
Européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande,
France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni,
Suède, Malte, Slovénie, Hongrie, Lituanie, Slovaquie, Pologne,
République Tchèque, Estonie, Lettonie, Chypre) ou partie à
l’accord sur l’Espace Economique Européen (Islande, Liechtenstein,
Norvège) ou de la Confédération suisse, titulaires
d’un titre permettant d’exercer dans l’un de ces pays, peuvent obtenir une
autorisation d’exercice du Ministre chargé de la Santé.
RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES
Association nationale des masseurs-kinésithérapeutes
salariés
900, route de Paris – 01440 VIRIAT
Tél : 04 74 45 42 40
Fédération française des
masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs
24, rue des Petits Hôtels – 75010 PARIS
Tél : 01 44 83 46 00
Syndicat national des masseurs-kinésithérapeutes
rééducateurs
15, rue de l’épée de Bois – 75005 PARIS
Tél : 01 45 35 82 45
Union nationale des masseurs-kinésithérapeutes
rééducateurs handicapés visuels
85, rue d’Hauteville – 75010 PARIS
Tél : 01 48 24 17 00
Pour avoir les coordonnées
des instituts de formations près de chez vous, contactez la Direction
départementale des affaires sanitaires et sociale (DDASS) ou la Direction
régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS) concernée